📌 L’odorat, un sens à entretenir

📌 L’odorat, un sens à entretenir
📌 L’odorat, un sens à entretenir

 

Au printemps, nous pouvons sentir l’odeur des fleurs et en été, la bonne odeur du barbecue….

De la même manière, nous pouvons sentir un parfum, qu’on apprécie plus ou moins.

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L’odorat en général :

Par rapport aux autres animaux, l’ odorat (ou olfaction) de l’Homme est très peu développé.

De plus, il est resté pendant longtemps, mystérieux à nos yeux.

En effet, en plus d’être peu développé chez l’Homme, la muqueuse olfactive est difficile d’accès et il s’agit d’un phénomène subjectif qui est difficile à étudier.

De plus, l’odorat naît chez l’Homme avant la naissance : c’est aux alentours des 11-15 semaines du développement du fœtus que naît l’olfaction.

Les sens chimiques, l’odorat et le goût permettent aux êtres vivants d’identifier et de réagir aux substances présentes dans leur environnement.

L’odorat peut nous avertir des dangers, tels que la fumée ou les gaz toxiques.

C’est aussi grâce à lui que l’on peut, ou pas, apprécier des saveurs d’aliments ou boissons. L’odorat peut avoir des vertus apaisantes.

Depuis l’Antiquité, certaines religions utilisent des encens ; C’est pourquoi on utilise de plus en plus souvent les odeurs dans le yoga, les massages ou encore la sophrologie…

L’organe qui symbolise l’odorat est le nez, constitué de fosses nasales formant l’étage supérieur des voies respiratoires.

Grâce à la classification de Heindrick Zwaardemaker (1857-1930), originaire des Pays-Bas, on peut reconnaître 9 groupes d’odeurs, il y a :

  • l’odeur éthérée (avec les fruits),
  • aromatique (le camphre, les amandes…),
  • caprylique (ex:fromage, graisse, sueur),
  • flagrante (comme les fleurs),
  • ambrosiaque (tel que lemusc),
  • alliacée (ex: ail, soufre, chlore),
  • empyreumatique (odeurs de brûlé),
  • répulsive (punaise, belladone),
  • nauséeuse (chair ou végétaux putrides, matières fécales)…

De plus, chaque animal a un système de perception de l’odorat différent.

Ainsi, le système de perception de l’odorat coïncidera avec le système respiratoire chez les oiseaux, par exemple, alors que, chez les poissons, les deux sont distincts.

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Le nez en général, organe principal de la perception de l’odorat

Le nez, en plus d’être l’organe principal dans l’odorat, permet la respiration qui permet de vivre. Le nez est donc un organe très important sur le corps humain. Chacun à un nez de forme différente

Il comporte une charpente osseuse et cartilagineuse délimitant les fosses nasales, séparée par une cloison, la cloison nasale. Dans les fosses nasales se trouvent trois structures, les unes sur les autres, qui sont les cornets. Les cornets sont des tissus en relief jouant un rôle important dans la respiration.

Le nez communique avec les sinus, que l’on peut trouver sur les joues, le front, et même sous les yeux.

Les sinus filtrent, chauffent et humidifient l’air inspiré.

Cela permet d’éviter que poussières, pollution, bactéries ne rentrent dans le système respiratoire, ce qui permet de le protéger.

Il y a donc une valeur immunitaire, en plus de celle qui permet l’échange de l’air.

L’air y est chauffé à 37°C, ce qui est la température du corps.

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Le fonctionnement de l’odorat

La source odorante émet une « substance » transportée dans l’air et qui vient jusqu’à nos narines.

Cette matière odorante peut être un parfum, mais aussi un aliment, une fleur …

Elle véhicule des molécules dans l’air. La taille et le poids des molécules (le poids des molécules est mesuré en dalton) émises pas les substances odorantes intervient sur la longueur du trajet qu’elles peuvent accomplir.

Les molécules les plus légères voyagent plus vite. On dit qu’elles sont volatiles. Elles pénètrent alors les narines du nez, en passant  par des minuscules poils qui filtrent toutes sortes de molécules qui tentent de pénétrer le nez. Ces sont des cils.

Les cils olfactifs possèdent un rôle important dans la défense du système respiratoire. Tout d’abord, ils filtrent l’air inspiré, empêchant tout débris ou poussières de rentrer dans le nez, puis tout le système respiratoire. Ils possèdent aussi un rôle important dans l’olfaction. Chaque cils se terminent par un récepteur reconnaissant les odeurs appelé récepteur olfactif. On pense qu’il est capable d’en reconnaître trente odeurs primaire, les autres étant composé à partir de ces odeurs primaires.

Une fois qu’elles ont pénétrés le nez, ces molécules vont atteindre un tissu appelé “membrane olfactive”. La membrane olfactive  tapisse les fosses nasales et est couverte d’un épais mucus, appelé mucus nasal et elle s’ouvre à la fois vers l’extérieur (avec les narines) et vers l’intérieur (vers le pharynx). Il s’agit de la muqueuse jaune. Cette muqueuse jaune possède un rôle dans l’olfaction, contrairement à la muqueuse rose.

La muqueuse rose porte son nom grâce aux différents vaisseaux sanguin la traversant, lui donnant cette couleur particulière. De plus, cette muqueuse rose contient de nombreuses glandes. En conséquence le rôle de la muqueuse rose est d’ humidifier et de réchauffer l’air inspiré. La muqueuse jaune, ou épithélium olfactif, qui n’est pas riche en glandes, ou vaisseaux sanguins par rapport à la muqueuse rose, contient au contraire des terminaisons nerveuses.

Elle est constituée d’un épithélium (tissu constitué de cellules juxtaposées), qui comprend 3 types de cellules réceptrices: olfactives, interstitielles et basales.

Les cellules  interstitielles, ou de soutien ont pour objectif d’assurer la cohésion de la muqueuse et d’enrober le corps des neurones. Ce sont elles, qui donnent la couleur jaunâtre à la muqueuse jaune.

Les cellules basales, qui se trouvent dans la couche la plus profonde de la muqueuse, renferment les glandes de Bowman qui ont pour objectif de sécréter le mucus de surface.

En effet, quand le mucus est rare, l’olfaction est de moins qualité, alors que quand elle est en trop grande quantité, elle est quasiment nulle. Ces cellules tentent de maintenir un certain équilibre dans la quantité de mucus.

Enfin, les cellules olfactives, sont celles qui ont un rôle dans l’olfaction. Lors du contact avec les molécules olfactive, il se dessine une image d’excitation caractéristique de l’odeur. C’est la naissance de la sensation olfactive. En effet, ces cellules olfactives sont des neurones, et ces neurones contiennent les cils olfactifs, que nous avons vu précédemment. L’un des prolongement de ces neurones sont les axones. Ce sont grâce à elles que l’information est conduit au cerveau.

La muqueuse est donc constituée d’environ un million de cellules spécialisées, qui sont en contact avec le milieu extérieur. Il faut aussi savoir que chaque type de ces cellule réceptrice est sensible aux dimensions d’une molécule olfactive correspondante. Ainsi, chaque type de cellule réceptrice se montre sensible aux dimensions d’une molécule particulière; elle se spécialise donc dans un type d’odeur. Dès qu’une molécule se fixe sur le récepteur qui lui correspond, elle déclenche la formation d’un influx nerveux.

Il s’agit d’un phénomène qui permet de transmettre les messages sensitifs dans les centres nerveux. L’influx nerveux chemine jusqu’au cerveau par le nerf olfactif. Ce dernier passe par le bulbe olfactif, centre majeur de la transmission.

On peut dire que le bulbe olfactif est une structure nerveuse double qui reçoit les millions d’axones sensoriels.

Il s’agit donc d’un relais dans le voyage du message sensoriel. Le bulbe olfactif contient de nombreuses structures appelées glomérules. La fonction principale de ces structures est de distribuer les influx nerveux, qui sont des messages électriques, convergents au cerveau de façon ordonnée. Le message électrique est traité pour permettre d’obtenir des information sur l’intensité et sur la reconnaissance des odeurs, faisant appel à la mémoire.

Quant à l’intensité, elle est codée par la fréquence des impulsions électriques transmises.

En conclusion, plus le nombre de molécules est grand, plus la fréquence des impulsions le sera aussi.  Les prolongations nerveuses arrivent au cerveau.

Au niveau du cerveau, les influx sont dispersés dans différentes régions qui analysent et décodent ces influx et permettent la perception de l’odeur.

Les scientifiques ont déterminé que le cerveau humain peut identifier des milliers d’odeurs différentes.

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Les variations de la perception olfactive 

La perception olfactif varie : le matin est le moment de la journée ou la réceptivité aux odeurs est la plus forte. De plus, les femmes ont, de manière générale un meilleur odorat que les hommes; les non-fumeurs sont plus sensibles que les fumeurs.

A partir de 60 ans, cette perception baisse. En conséquence, plus de la moitié des personnes de plus de 80 ans ont un mauvais odorat parmi lesquels 25 % des sujets ne sentent plus rien.

Chez la femme, la perception olfactive est influencée par les hormones sexuelles.

Lors de l’ovulation ou au début de la grossesse, elle augmente. Au contraire, elle baisse en fin de grossesse, à la ménopause ou aux menstruations. Il semblerait que la capacité olfactive ainsi que la quantité de récepteurs sont liées à la concentration de 2 protéines (AMP cylcique et GMP cyclique) au sein du mucus nasal.

Chez les femmes, il y aurait plus de AMP cyclique .

De plus l’odorat peut être troublée.

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Les troubles de l’odorat

L’odorat peut avoir des faiblesses.

Il existe de nombreux troubles de l’odorat:

  • La dysosmie : Elle peut être quantitative ou qualitative
    • La dysosmie quantitative peut n’être qu’une diminution de la justesse olfactive (= hyposmie) ou bien une perte complète de l’odorat (= anosmie). Les anosmiques ne possèdent plus la capacité d’alerte vis à vis des dangers de leur environnement. Par conséquent, l’odeur de brûlé, de gaz, qui sont des signaux d’alertes, ne sont plus identifiés comme dangereux à leurs yeux.
    • La dysosmie qualitative peut être par exemple, la perversion de l’odorat qui entraîne certaines personnes à aimer des odeurs désagréables ou bien la perception d’une odeur qui n’existe pas, il s’agit alors d’une hallucination olfactive (= phantosmie). Ce trouble peut être dû a une anomalie de molécules odorantes, à un traumatisme crânien entraînant la destruction du nerf olfactif ou bien à la maladie d’Alzheimer.
  • L’hyperosmie qui correspond à l’exagération de la fonction olfactive. Il y a aussi l’illusion olfactive, où l’individu atteint déforme les sensations olfactives.
  • L’agnosie olfactive correspond à la non-reconnaissance des odeurs.
  • La cacosmie signifie la sensation d’odeur désagréable, malgré qu’il n’y ai pas d’objets odorants.

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L’odorat ne permet pas de caractériser des odeurs

Il est très difficile de caractériser une odeur avec les mots, d’autant plus que pour caractériser une odeur, on fait une comparaison. Enfin, pour certain cas, chacun n’a pas la même vision olfactif d’un objet. C’est le cas de l’ acide butyrique, dont la structure est représentée ci dessous:

En effet, seulement 5% environ de la population trouvent que l’odeur de l’acide butyrique est proche de l’odeur de vinaigre, tandis que le reste de la population trouvent que cette odeur se rapproche du camembert. L’odorat est donc une dimension autre que celle des mots: il n’en existe pas assez pour décrire une odeur.

De plus, on dit qu’un plat n’a pas de goût alors qu’on devrait dire qu’il manque d’arômes. De surcroît, il suffit par exemple de saler un aliment pour augmenter la concentration des molécules odorantes dans l’atmosphère gazeuse environnante, et donc changer la perception de cette odeur.

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Relations “Odeurs et plaisir”

Nous avons vu que, une fois les récepteurs olfactifs stimulés, des impulsions sont transmises au cerveau.

Cette voie est directement connectée au cerveau et plus particulièrement certaines zones précise, dont le système lambique, qui est la partie du cerveau qui traite les émotions.

Il engendre un traitement de l’image, puis une interprétation de cette image.

Ce mécanisme est inconscient. C’est pourquoi l’on aime ou l’on n’aime pas une odeur.

La perception agréable ou désagréable d’une odeur est entièrement subjective.

En effet, les messages de plaisir ou de déplaisir dépend de l’expérience olfactive, ou de l’environnement ou nous vivons.

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Désormais, nous connaissons en détail le fonctionnement de l’odorat.

Pour le résumer, tout le monde possède le même système complexe d’olfaction d’une odeur, l’odeur étant composée de molécules odorantes, mais chacun a une réaction différente: plaisir ou déplaisir, rejet ou attirance…

Tout est question de relativité et d’expérience.

Dans le cas du parfum, on aimera plus ou moins l’odeur que véhiculera un parfum, l’objectif du “nez” est donc de créer un parfum, qui plaira à un maximum d’individu.

L’odorat est un sens très important, car quasi-vital, que chacun entraînera en fonction de son expérience, et qui complète même le sens du gout grâce à l’olfaction retro-nasale.

 

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